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Le débat sur le corps intermédiaire académique s’ouvre au Palais fédéral

Heinz Nauer, wissenschaftlicher Redaktor

Le Conseil fédéral répond à une interpellation du Conseil national

Le débat sur la précarité des conditions de travail du corps intermédiaire des universités suisses a atteint le Parlement national. Une interpellation soumise en décembre (20.4622) veut connaître la position du Conseil fédéral sur la pétition « Pour la création d’emplois permanents dans le monde académique », qu’un groupe d’organisations suisses du corps intermédiaire entend soumettre au printemps (cf. « Précaire ? Le débat sur la situation du corps intermédiaire académique s’intensifie »). L’interpellation a été soumise par le Conseiller national genevois Christian Dandrès (PS) ; elle a été cosignée par huit Conseillères nationales et Conseillers nationaux du PS et des Verts.

Le domaine de la relève est-il de la seule compétence des hautes écoles ?

Dans sa déclaration du 17 février 2021, le Conseil fédéral rappelle que « le domaine de la relève est de la compétence des hautes écoles et de leurs collectivités responsables, respectivement du Conseil des EPF ». Il note également que les hautes écoles ont déjà augmenté le nombre de postes à durée indéterminée et que le Message FRI 2021-2024 prévoit une augmentation annuelle stable de 2 % des contributions de base aux hautes écoles.

Cette interpellation n’est pas la première dans ce domaine : le Conseiller national Fabien Fivaz (Parti des Verts) avait soumis une interpellation en mars 2020 (20.3121), dans laquelle il souhaitait savoir, entre autres, comment le Conseil fédéral évaluait la situation du corps intermédiaire deux ans après la publication du rapport « Next Generation » de l’ASSH. La discussion au Conseil est toujours en cours dans les deux cas. En 2012 déjà, un groupe de jeunes chercheurs et chercheuses avait publié une prise de position appelant la politique à agir. Deux ans plus tard, le Conseil fédéral a déclaré dans un rapport que le problème avait été reconnu, mais que les mesures concrètes relevaient de la seule compétence des hautes écoles.